11 octobre 2005
Peillon à la reconquête du temps perdu à gauche
"Peillon à la reconquête du temps perdu à gauche"
L'imminent congrès du PS, au Mans, ne saurait être à ses yeux ni le congrès «de la revanche, de la mise au pas, de la reprise en main de l'appareil», ni celui de «la prédésignation présidentielle». (Sud-Ouest 07/10)
A 6 semaines du congrès, Vincent Peillon (NPS), Jean Glavany (Hollande) et Alain Vidalies (Fabius) défendaient leurs motions respectives devant les militants béarnais, hier soir à Pau L'imminent congrès du PS, au Mans, ne saurait être à ses yeux ni le congrès «de la revanche, de la mise au pas, de la reprise en main de l'appareil», ni celui de «la prédésignation présidentielle».
Vincent Peillon, chef de file du Nouveau Parti socialiste (NPS) incarné localement par l'adjointe paloise Josy Poueyto, renvoie ainsi dos à dos François Hollande et Laurent Fabius. Pour prôner «une nouvelle orientation au PS», en prise avec les 15 millions de Français «qui attendent de nous qu'on remette en marche l'ascenseur social».
«Championne de la casse». Face à une droite que 3 ans de pouvoir et 36 lois consacrent comme «championne de la casse sociale»; revenue sur les 35 heures, les emplois jeunes, le dispositif d'aide aux chômeurs, etc. Vincent Peillon, considère que, au regard de l'échéance de 2007, «les socialistes ont une responsabilité particulière», Eux qui, avec toute la gauche, ont «perdu trop de temps».
Accueilli hier en fin d'après-midi au siège palois de la Fédération par Jean-Pierre Hourclé, le «premier» fédéral, Vincent Peillon, «porteur» de la motion «Pour une alternative socialiste», devait en soirée défendre son texte devant les militants, au complexe de la République, à Pau. Au même titre que le haut-pyrénéen Jean Glavany et le landais Alain Vidalies avaient à le faire respectivement de la motion 1 de François Hollande ("Socialistes, pour réussir à gauche") et de celle de Laurent Fabius («Rassembler à gauche»).
Pour un «conseil des salaires». Vincent Peillon appelle à un congrès refondateur, novateur, inventif. Ainsi, au-delà d'une revalorisation significative du SMIC, il défend l'idée d'un «conseil des salaires» qui fixerait un taux minimum de croissance des rémunérations. Ce dans le cadre d'une «réforme de la démocratie sociale», qui en finirait notamment avec les accords de branche ou d'entreprise signés par un seul syndicat minoritaire.
Diagnostiquant pour l'heure «un électro-encéphalogramme plat», le responsable du NPS voit s'annoncer ou bien un «mauvais congrès qui serait le match retour du référendum» _«Je ne vois pas la volonté chez François Hollande de guérir les blessures» _ ou bien un «second congrès que souhaitent les gens sincères». On imagine sans peine vers lequel vont ses préférences...
17:00 Publié dans Média, Nouveau Parti Socialiste, Parti | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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